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Flamme et PGIG

Depuis 1924, tous les ans, le 14 Juillet,

les PGIG, « gradés de la blessure »,

ont l’insigne honneur de raviver la Flamme

sur la tombe du soldat inconnu

•    Ils rendent hommage à tous les morts tombés au Champ d’honneur,

•    Ils y puisent une part de l’énergie et de la force d’âme nécessaire à la vie d’un grand handicapé.

" Devant la dalle sacrée et la tombe du soldat inconnu sur laquelle brûle cette Flamme « comme l'âme du mort résurgente », pour reprendre l'expression de Gabriel Boissy, journaliste présent au premier allumage de la Flamme, on ne peut s'empêcher d'associer aux morts au champ d'honneur, la souffrance elle aussi résurgente de tous ceux qui ont perdu une partie d'eux-mêmes sur un champ de bataille." 
(Général de corps d’armée Jean Combette, président de La Flamme sous l’Arc de triomphe).


Bref historique

Voulu par Napoléon 1er, achevé sous Louis-Philippe une trentaine d'années plus tard, les noms qui tapissent les murs intérieurs de l'Arc de triomphe de Paris sont là pour rappeler aux visiteurs les grandes batailles de la Révolution et de l'Empire. Des plaques commémorent, entre autres, la proclamation de la République en 1870, l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle. Elles évoquent aussi le souvenir des combattants et résistants de la Seconde guerre mondiale et ceux des guerres d'indépendance.

L'Arc de triomphe l'emporte sur le Panthéon
Arc de triomphe Au lendemain de la sanglante bataille de Verdun, l'idée est émise que la dépouille d'un soldat mort au Champ d'honneur soit transportée au Panthéon. Finalement, un an plus tard, le Parlement décide que c'est sous l'Arc de triomphe que les restes d'un des soldats non identifiés seront inhumés.

C'est au soldat Auguste Thin, fils d'un combattant lui-même disparu, que revient l'honneur de désigner, par le dépôt d'un bouquet de fleurs sur l'un des huit cercueils anonymes, celui qui doit être inhumé au centre de l'arche principale, face aux Champs-Élysées. On est en janvier 1921.

La belle initiative d'un journaliste

En 1923, Gabriel Boissy, journaliste à l'Intransigeant, lance l'idée reprise par des intellectuels d'une Flamme du Souvenir sur la Tombe du soldat inconnu, aussitôt approuvée par une opinion publique marquée par l'hécatombe de 1 500 000 hommes, jeunes pour la plupart.

Le 11 novembre de la même année, la Flamme est allumée pour la première fois. Depuis, même aux heures les plus sombres de notre Histoire, le cérémonial est maintenu : la Flamme est ravivée chaque soir par des associations soit d'anciens combattants soit par des organismes dont le civisme est notoirement reconnu.

Le Comité de la Flamme - aujourd'hui dirigé par le général Combette - veille, depuis sa création, au bon déroulement de la cérémonie.


Pourquoi une flamme ?
Soldat mort pr Patrie Particulièrement chargée de sens, la flamme symbolise à la fois la lumière et, à l'instar des tours génoises d'autrefois, la voie à suivre. Elle symbolise aussi la vie puisqu'elle réchauffe, nourrit et réunit. Enfin, quel mot traduit mieux l'amour qu'il soit patriotique, sacré ou profane ? Il faut rappeler que, dans un de ses discours, le général De Gaulle a évoqué "la Flamme de la Résistance".

Au fil du temps, la symbolique de la Flamme du Souvenir s'est enrichie d'une charge nouvelle. Si elle réunit autant les français - tout comme les touristes du monde entier - autour de la volonté de rendre hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour qu'aujourd'hui règne la liberté, c'est que chacun comprend que ce cérémonial chargé d'histoire, tel un fil d'Ariane, le renforce dans ses convictions humanistes.

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L'hommage de la République aux Plus grands invalides de guerre
Gal Gouraud à la Flamme Il a d'emblée paru légitime aux Autorités de confier le Ravivage de la Flamme du 14 Juillet à la Fédération nationale des plus grands invalides de guerre.

Pour la première fois dès le 14 juillet 1924, plus de 3000 grands mutilés sont présents devant une foule innombrable de parisiens venus leur témoigner leur reconnaissance dans une ferveur républicaine partagée.


Une vision européenne et internationale
Ravivage avec un Britannique À de nombreuses reprises au cours de ces 80 années, selon les commémorations liées à l’Histoire, les vétérans des armées ayant participé aux divers conflits – alliés ou ennemis d’autrefois – ont été les hôtes de la fédération. Avec les PGIG, ils ont été reçus par les plus hautes Autorités de notre pays. Ensemble, ils se sont inclinés devant la Dalle sacrée. Ils ont partagé la même table, conforté des liens d’amitié, partagé les mêmes valeurs d’attachement à l’honneur et au devoir patriotique, confronté leurs expériences acquises au sein de leurs communautés nationales respectives.
L’Europe, la Paix passent aussi par ces chemins de relations amicales : les antagonismes passés ont laissé des traces cruelles dans les corps ; mais les esprits, avec le temps et la volonté, savent les maîtriser, les réduire à néant, les rendre positifs.

- DEVOIR DE MÉMOIRE -

Depuis 1988,
la Fédération ancre le Ravivage de la Flamme
dans un dialogue entre les jeunes et les valeurs de la République

"Cette Flamme, qui brille sous l'Arc, est bien sûr la Flamme du souvenir et elle le restera toujours. Mais elle doit être aussi la Flamme des jeunes générations et des forces vives de la nation dans l'espérance d'un monde de paix et de fraternité. « Le passé n'est vivant que dans l'appétit de l'avenir... »"
(Général de corps d’armée Jean Combette, président de La Flamme sous l’Arc de triomphe).

Des lycéens avec des Plus grands invalides de guerre
Jeunes civils et militaires Voici donc plus de 80 ans que les Plus grands invalides renouvellent un geste devenu inhérent à notre Histoire.

Depuis 1988, ils sont entourés de lycéens auxquels une part active du cérémonial est confiée. Les uns assistent les invalides dans leurs déplacements, d'autres contribuent au dépôt de gerbes, portent le drapeau tricolore ou participent au Ravivage même.

Au fil des ans, les garçons et les filles qui ont approché les très grands blessés ont créé avec eux des liens de respectueuse solidarité. Ils ont découvert, parfois avec étonnement, le courage et l'énergie qui confèrent une apparente sérénité à ces hommes qui se battent obstinément pour tenir leur place dans la société. Ces rencontres sont source d'une réflexion en conformité avec leur aspiration de jeune citoyen soucieux de vivre dans un pays libre, en paix et prospère.

Présentation de hauts lieux de notre Histoire

Si la participation au Ravivage de la Flamme, le jour de la Fête nationale, forge au cœur de ces lycéens un souvenir indélébile par la richesse incomparable du message qui se dégage de la cérémonie et par l’intensité de l’émotion que tous ressentent, d’autres points du programme offerts par la fédération à ces jeunes sont de nature à fortifier une conscience citoyenne élevée.

La qualité des réalisations de ces dernières années témoigne de la volonté des PGIG d’être d’actifs artisans du devoir de mémoire :

•    Rencontre avec le Président de la République au Palais de l’Élysée ou à l’Hôtel de Brienne (ministère de la défense)
•    Réception par des représentants de la Ville de Paris avec visite de l’Hôtel de ville
•    Accès aux tribunes lors du défilé militaire
•    Visite commentée du musée de l’Armée
•    Visite conférence du château de Versailles
•    Parcours expliqué à bord de Bateaux Mouche ®
•    Visite de la Capitale en bus panoramique
•    Feu d’artifice
•    Repas partagés avec les grands invalides et les pensionnaires de l’Institution nationale des Invalides.

Ces repas ont toujours un impact très fort auprès des lycéens. Ils permettent des échanges informels certes, mais de grande qualité et d’une réelle intensité. Le titre « Plus grand invalide de guerre » qu’ils découvrent avant leur voyage les intimide sans doute. Mais lorsque apparaît l’homme, son histoire, sa personnalité, son handicap et sa manière de le surmonter, il s’opère une osmose. Les dialogues sont très ouverts, directs et simples. Les jeunes hôtes des PGIG sont le plus souvent bouleversés par ce qu’ils découvrent. Les lettres qu’ils écrivent de chez eux par la suite disent combien ils ont été interpellés par ces rencontres et ne pas pouvoir les oublier !

Garden party à l'Elysée Au Trianon
Dans les jardins du Palais de l'Élysée Au Trianon (Château de Versailles)
A l'Hôtel de ville de Paris - 1 A l'Hôtel de ville de Paris - 2
À l'Hôtel de ville de Paris À l'Hôtel de ville de Paris
Bateaux Mouche - L. Humblot et Lycéennes Repas à l'Institution nationale des Invalides
PGIG et lycéennes en Bateau Mouche INI - Repas partagé entre lycéens et grands invalides

Après toutes ces heures de communion à la mémoire collective nationale, les témoignages reçus tant des professeurs que des élèves persuadent les PGIG de la pertinence de leur action et de la nécessité de la prolonger tant qu’il leur possible.

En voici quelques-uns parmi bien d'autres :

- Dans l'une des tribunes, le long des Champs-Élysées, lors du défilé des armées : « ...Nous voici installés, et déjà, à quelques rangées, on perçoit les premiers invalides de guerre qui viennent prendre leur place. Certains sont très jeunes, si jeunes que cela paraît vraiment injuste.

Voir le défilé de ses propres yeux a été très émouvant, mais pouvoir en discuter avec des invalides, encore plus. »

Natacha et Stéphane

- Après avoir partagé le repas des pensionnaires de l'Institution nationale des Invalides : « ...Un déjeuner très intéressant, face à des pensionnaires qui ont beaucoup à raconter mais qui racontent avant tout avec simplicité et humour malgré l'horreur qu'ils ont vécue. Ce sont à mon avis des "Grands Messieurs" qui offrent une belle leçon de vie. »

Tatiana et Aurélie

- Au terme du séjour : « ...Ces deux jours nous ont permis de connaître les difficultés du maniement des fauteuils roulants et les aménagements mal adaptés aux handicapés. Mais surtout, ils nous ont permis de rencontrer des personnes formidables que nous aurions plaisir à retrouver... »

Caroline, Sophie et Tiphaine

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