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Remise des prix 2013-2014
Reportage photos assuré par Georges Boutillier - SNAPP - 06 75 66 45 29 - 4 place du Gl Leclerc - 92250 La Garenne


La liste des projets retenus pour la deuxième attribution de prix décernés par la Fondation a été arrêtée par le conseil d’administration sur proposition de son comité de sélection.

Nous vous présentons ici la cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée le 9 avril 2014 à l’Hôtel national des Invalides dans les salons du Gouverneur militaire de Paris. Cette présentation vous permettra de prendre connaissance des différents lauréats primés, classés par comité d’action.

Ce mercredi 9 avril 2014, sur les coups de onze heures, alors qu’un soleil charmeur inondait l’esplanade des Invalides, annonçant, ce faisant, une suite d’événements particulièrement resplendissants, les premiers invités pénétraient dans les somptueux salons que le Gouverneur militaire de Paris, le général de corps d’armée Hervé Charpentier, avait bien voulu mettre à la disposition de la fondation, pour cette occasion exceptionnelle.

En l’absence du général Charpentier, retenu par ses fonctions, le général Bruno Cuche, gouverneur des Invalides, ouvrait la cérémonie en rappelant qu’il siège és-qualité comme membre de droit au conseil d’administration de la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre. Il poursuivait son propos en évoquant l’Institution nationale des Invalides et sa mission d’accueil des blessés de tous les conflits, militaires bien entendu, mais aussi victimes civiles et déportés. Avant de passer la parole au président de la Fondation, le général Cuche se félicitait de voir notre jeune, mais déjà très dynamique, fondation développer des actions d’une certaine ampleur. 

En préambule, M. Jean-Claude Gouëllain, président de la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre, remerciait le général Charpentier, gouverneur militaire de Paris, de nous accueillir dans ces lieux prestigieux.

Il évoquait ensuite les excuses de Mme Martine de Boisdeffre, présidente du conseil d’administration de l’Institution nationale des Invalides, retenue par ses fonctions de présidente de la Cour d’appel de Versailles.

 Le président rappelait notre devoir et l’honneur que nous avons à persévérer dans l’assistance et l’aide apportées aux blessés de guerre et plus généralement, comme l’avait déjà évoqué le gouverneur des Invalides, à toutes les victimes blessées de la vie.


Il informait ensuite l’assistance qu’André Auberger, chargé de mission et administrateur délégué, et dont l’expérience est si précieuse au sein de la fondation, prendrait la parole au cours de la cérémonie.

Enfin, il félicitait par anticipation tous les lauréats récompensés et déclarait ouverte la cérémonie de remise des prix 2013 - 2014.

Parmi les personnalités, nous pouvions noter la présence de  (par ordre alphabétique, sans ordre de préséance) :

  • Mme Rose-Marie Antoine, directrice générale de l’Office national des anciens combattants et victimes de la guerre
  • Mme Edwige Avice, ancien ministre, présidente de la Fondation du Sport Français
  • M. le général de division Christian Baptiste, directeur du Musée de l’Armée
  • M. Patrick Beaudouin, maire de Saint-Mandé
  • M. Raymond Casal, président de l’Association Nationale des Plus Grands Invalides de Guerre
  • M.  le général d’armée Bruno Cuche, gouverneur des Invalides
  • M. Henri Denys de Bonnaventure, président de l’Union des Blessés de la Face et de la Tête
  • M. le Médecin général inspecteur Jack Dorol, directeur de l’Institution nationale des Invalides
  •  M. Jacques Goujat, président de l’Union des associations de combattants et victimes de guerre
  • M. le professeur Gérard Saillant, président de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière



Scientifique et Médical

prix d’honneur : 10 000 €

lauréat : Professeur Hugues Pascal-Moussellard (La Pitié-Salpêtrière)

Dans la catégorie « Scientifique et Médical », la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre a décerné un prix d’honneur au professeur Hugues Pascal-Moussellard, chirurgien orthopédiste, spécialiste du rachis, exerçant son activité à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris.

La fondation participe au co-financement d’une étude observationnelle intitulée : « Acquisition et analyse des signaux des patients traumatisés médullaires à l’aide d’un modèle expert ».

Le but de ce travail est d’analyser à l’aide d’un moteur d’intelligence artificielle l’influence de l’environnement physiopathologique du traumatisé médullaire aigu sur la souffrance médullaire. Ce projet cherche à établir les principes d’une approche nouvelle d’étude des patients traumatisés médullaires. Il ne répond pas aux critères habituels des essais cliniques dans la mesure où il ne teste pas sur les patients l’effet d’une thérapeutique.

Ce système va permettre d’enregistrer et d’analyser une somme considérable de paramètres, très largement au-delà des ressources de l’être humain. L’analyse de ces données doit permettre de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques des traumatismes aigus de la moelle, ce qui est un prérequis essentiel à la recherche de nouvelles thérapeutiques.

D’autre part, ce système de modèle expert doit permettre, par l’intermédiaire de la création de routines, la découverte de nouveaux paramètres prédictifs et de surveillance et la création d’algorithmes décisionnels permettant d’améliorer la prise en charge de ces patients.

Il s’agit d’un système complètement ouvert pouvant s’enrichir de nouveaux paramètres au fur et à mesure, mais surtout s’enrichissant également au fur et à mesure de l’inclusion de nouveaux cas. Il offre donc un champ théorique de découverte infini extrêmement prometteur.

Les Hommes, les coûts

Ce projet est dirigé par le professeur Pascal-Moussellard avec l’aide du professeur Valle (neuroradiologue, spécialisé dans les systèmes experts) et du docteur Riouallon (orthopédiste, en cours de thèse de sciences). La mise en œuvre est soutenue par le


docteur  Mehdaoui (réanimateur dirigeant le projet ISIS 1), qui fournit la logistique nécessaire au démarrage du projet.

Le coût global du projet dépend de nombreux facteurs (quantité de données à analyser, développements informatiques, association d’un ingénieur informaticien, etc.).

Le démarrage se fera selon une étude pilote sans développement informatique spécifique, excepté, si possible, l’enregistrement des PES 2 (ndlr : qui consiste à étudier l'activité des voies nerveuses sensitives liées à une stimulation sensorielle cutanée).

Le coût initial devrait se situer entre 20 000 € et 40 000  € en fonction de ce que le projet ISIS fournira.




De g. à d. le médecin général inspecteur Claude Dumurgier, responsable du comité "scientifique et médical", le professeur Hugues Pascal-Moussellard, chirurgien du rachis à La Pitié-Salpêtrière, le professeur Gérard Saillant, président de l'ICM et Bernard Le Ferran, directeur de la fondation.

1- ISIS est un programme d’analyse de la souffrance cérébrale chez le traumatisé crânien, en cours depuis plusieurs années.
2- PES = Potentiels Évoqués Somesthésiques

Scientifique et Médical

prix d’honneur : 10 000 €

lauréat : Monsieur Didier Pradon (CHU Raymond Poincaré)

Dans la catégorie « Scientifique et Médical », la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre a décerné un prix d’honneur à M. Didier Pradon, ingénieur hospitalier, exerçant son activité au sein du Laboratoire d’analyse du mouvement au CHU Raymond Poincaré de Garches.

La fondation participe au co-financement d’un projet d’amélioration de la prise en charge des utilisateurs du fauteuil roulant manuel.

Les responsables du projet sont le professeur Djamel Bensmail, Unité fonctionnelle « Blessés Médullaires », service de Médecine physique et de rééducation à l’Hôpital Raymond Poincaré (Garches) et M. Didier Pradon, ingénieur hospitalier, responsable du Laboratoire d’analyse du mouvement.

L’objectif du projet est la quantification de l’efficacité du maniement du fauteuil roulant lors de l’évaluation clinique du patient afin d’améliorer la prise en charge lors du reconditionnement à l’effort, des troubles musculo-squelettiques (TMS), et lors du choix et/ou réglage du fauteuil.

Le CHU Raymond Poincaré a pu participer en tant que partenaire clinique et scientifique à un projet ayant permis de réunir les principaux acteurs français sur la thématique de l’aide aux choix et aux réglages du fauteuil roulant manuel. Cette expérience a abouti à la construction de prototypes de fauteuils roulants manuels totalement instrumentés afin de quantifier un certain nombre de paramètres biomécaniques liés à sa propulsion (assise, roues, structure, etc.). Ce travail a initié au sein des équipes cliniques un réel intérêt pour évaluer quantitativement l’utilisation du fauteuil afin de faire des choix sur des aspects techniques : réglages, accessoires, ... et sur des aspects d’utilisation : technique de propulsion, franchissement d’obstacles, risques de TMS, apprentissage, etc.

Malheureusement, ce travail n’a pas pu se poursuivre du fait de la très grande difficulté d’utilisation du prototype en routine clinique : instrumentation complexe d’usage, interface dédiée à la recherche, mais aussi structure du fauteuil qui n’est pas modulable et difficilement configurable. Le prototype reste un extraordinaire outil de recherche, mais est inutilisable en routine clinique.

Néanmoins, l’intérêt clinique pour améliorer la prise en charge des patients reste d’actualité et ce d’autant plus que des liens ont été tissés avec les équipes cliniques de Montréal et du Québec afin d’échanger sur les problématiques d’utilisation du fauteuil roulant.


Le projet vise donc à équiper l’activité clinique déjà existante (consultations pour le choix et le réglage du FRM, reconditionnement à l’effort, apprentissage d’utilisation, etc.) de roues instrumentées (SmartWheel). Il s’agit de roues adaptables sur tous les fauteuils roulants manuels et permettant de réaliser un bilan clinique quantifié par l’analyse de paramètres biomécaniques : cycle de propulsion, fraction efficace de la force totale, force motrice, puissance mécanique, ... Autant de paramètres qui permettront d’évaluer des choix de matériels ou de thérapeutiques (choix et réglages du fauteuil, efficacité du geste, risque de blessures).



De g. à d., André Auberger, administrateur délégué, Didier Pradon, responsable du Laboratoire d'analyse du mouvement, et le professeur Emmanuel Chartier-Kastler, chirurgien urologue à la Pitié-Salpêtrière.

Handicap et Accessibilité

prix d’honneur : 9 300 €

lauréat : Institut le Val Mandé (Saint-Mandé)

Dans la catégorie « Handicap et Accessibilité », un prix d’honneur de la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre a été décerné à l’Institut le Val-Mandé, situé à Saint-Mandé (Val-de-Marne), établissement médico-social public destiné à l'accompagnement des personnes en situation de handicap (adultes-enfants).

La fondation participe au financement d’un tricycle O-Pair 2, triporteur pousseur adapté au transport de personnes handicapées.

Un partenaire spécifique devrait co-financer ce projet. Nous en serons informés rapidement.

Un tricycle adapté, allié à un fauteuil roulant. Le must ! Tant pour un adulte que pour un enfant utilisateur de fauteuil roulant, l’O-Pair 2 est la meilleure solution pour faire une balade en vélo.

La partie avant peut, en option, se désolidariser et se transformer en fauteuil roulant, permettant l’accès à l’intérieur des magasins. Pour faciliter les promenades, le tricycle O-Pair 2 peut être équipé également d’une assistance électrique très efficace dans les côtes.

    

De g. à d., Jean-Claude Gouëllain, président de la fondation, et l'équipe de l'Institut : Eddy Grenault, Annie Leclère et Mikaël Soulas de la Maison d'accueil spécialisée et Christine Tasse, assistante de direction.


CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES


du tricycle O-Pair 2

Longueur = 1,90 m

Largeur = 0,72 m

Poids = 40 kg

Charge maxi du véhicule = 220 kg

Garantie = 2 ans

Assistance électrique garantie 1 an


Handicap et Accessibilité

prix d’honneur : 5 000 €

lauréat : Communauté de communes La Roche-sur-Yon Agglomération

Dans la catégorie « Handicap et Accessibilité », la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre a décerné un prix d’honneur à la communauté de communes de La Roche-sur-Yon Agglomération.

Notre comité Handicap et Accessibilité a mené une enquête sur l’accessibilité des réseaux de bus urbains et périurbains aux personnes à mobilité réduite et particulièrement aux personnes en fauteuil roulant. Cette démarche découle en droite ligne de la préconisation n° 1 formulée au chapitre « La voirie et les transports » du Rapport 2010 de l’Observatoire interministériel de l’accessibilité et de la conception universelle. En procédant au recensement des réseaux de bus d’agglomérations, chefs-lieux des 96 départements métropolitains, nous avons parcouru le contenu du site Impulsyon du réseau de transport public de La Roche-sur-Yon Agglomération qui a attiré notre attention.

Nous considérons que le réseau Impulsyon, par le biais du service Handiyon, réserve un accès tout particulier aux personnes à mobilité réduite venant de l’extérieur et séjournant temporairement sur le territoire de La Roche-sur-Yon Agglomération.

Par ailleurs, nous avons constaté avec satisfaction que, sur le plan des deux lignes aménagées pour les PMR, il existait une signalétique des arrêts praticables par les personnes en fauteuil roulant, incitant un maximum de personnes à utiliser ces lignes régulières.

Certains éléments complémentaires de la programmation de mise en accessibilité des quais bus qui nous ont été communiqués par le service Transports et Déplacements de l’agglomération sont les suivants.

D'un point de vue du matériel roulant : 3 lignes (1,2 et 4) de bus sont considérées comme entièrement accessibles, c'est-à-dire avec des bus à plancher bas et une palette pour les personnes en fauteuil.

   
  
Maxime Bourgier, adjoint Service Transport de la Roche-sur-Yon
et le général d'armée Bruno Cuche, gouverneur des Invalides.

Année 2014 : l'objectif est de mettre en accessibilité totale les arrêts de bus des lignes 1 et 4, soit 8 quais restant et de continuer la mise en accessibilité des quais de la ligne 2 pour une réalisation totale de 22 quais (réalisation de certains quais sur d'autres lignes en lien avec des projets urbains).

Année 2015 : l'objectif est de terminer l'accessibilité de la ligne 2 avec 18 quais et d'avoir une ligne supplémentaire accessible en matériel roulant (le choix de la ligne se fera avec les associations PMR).


Sport et Jeunesse

prix d’encouragement : 3 500 €

lauréat : Cercle sportif de l’Institution nationale des Invalides

Dans la catégorie « Sport et Jeunesse », la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre a décerné un prix d’encouragement au Cercle sportif de l’Institution nationale des Invalides (CS-INI).

La fondation finance l’acquisition d’un Marpo kinetics VLT, grimper de corde adapté aux personnes handicapées. Ce prix est co-financé dans le cadre d’une convention de partenariat avec la Mutuelle des Sportifs, membre du Cercle des Amis de la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre.

Le VLT est un appareil compact, léger et facile à utiliser qui offre une simulation d'escalade à la corde, permettant aux utilisateurs de travailler pleinement la force de la partie supérieure du corps et d'améliorer leur cardio en un seul exercice.

L'exercice que propose le VLT peut être utilisé pour travailler la force du haut du corps, le cardio, pour une rééducation ou des programmes de conditionnement physique.

    

Présentation du VLT

VLT offre une grande variété d'exercices pour tout le corps. Il permet aux utilisateurs de travailler assis ou de retirer le siège (avec la fonction Quick-release) et est donc utilisable par une personne en fauteuil roulant. Il peut également être utilisé en sens inverse, à savoir que la corde de traction devient tirable vers le bas.

Sport et Jeunesse

prix d’encouragement :  700 €

lauréat : Cercle sportif de l’Institution nationale des Invalides

Dans la catégorie « Sport et Jeunesse », la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre a décerné un prix d’encouragement au Cercle sportif de l’Institution nationale des Invalides (CS-INI).

La fondation finance l’acquisition d’une console de jeux vidéo Wii Nintendo, utilisée dans le cadre de l’entraînement à la mobilité des pensionnaires de l’Institution nationale des Invalides.

La Wii est une console vidéo, mise au point par la société japonaise Nintendo. Elle est munie de capteurs qui permettent de reconnaître les mouvements du joueur qui tient à la main une télécommande sans fil, appelée la Wiimote. Cela rend l’utilisation plus facile et surtout multiplie les applications possibles : exercices intellectuels, entraînement cérébral, exercices physiques et programmes de jeux (bowling, tennis, chasse, pêche, cuisine, etc.). Plutôt prédestinée à un public jeune à son lancement, la commercialisation touche maintenant les seniors (de la pédiatrie à la gériatrie) qui commencent à se passionner pour cette console. Utilisée dans certains EHPAD depuis plusieurs années, par des résidents octogénaires, voire nonagénaires, les bénéfices apportés par cette machine sont évidents : sur le plan physique tout d’abord, s’amuser tout en faisant des exercices physiques et de coordination, avec des logiciels et une ergonomie adaptés à leurs capacités (même sur un fauteuil roulant) est un grand avantage. Il faut remarquer que l’utilisation de la WiiFit est d’un apport exceptionnel pour les problèmes de déséquilibre et de déplacement du centre de gravité. Cet accessoire est une sorte de balance (pèse-personne) sur laquelle la personne se place debout, l’appareil calculant le poids, la pression de chaque jambe et le centre de gravité. Les informations sont envoyées à l’écran par liaison sans fil et plusieurs exercices et distractions sont proposés grâce à ces repères de la position et des mouvements du joueur.

   

Le lieutenant-colonel Varlet, directeur du Cercle sportif de l'INI
et Bernard Le Ferran, directeur de la fondation.

Sur le plan cognitif ensuite, des programmes comme « cérébrale académie » ou « cérébrum » stimulent leur mémoire et leurs capacités d’observation, de concentration, de réflexion et de logique. De plus, des programmes physiques (le bowling, par exemple) permettent d’améliorer la synchronisation entre l’image projetée et le geste du bras et de la main. Dans pratiquement tous les programmes, les résultats de chacun sont enregistrés individuellement et les évolutions, positives ou négatives, sont ensuite formulées avec félicitations ou encouragements.

Les professionnels élargissent les champs d’action. Par exemple, au Medical College of Georgia, la Wii est utilisée avec des résultats positifs en thérapie occupationnelle pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Au Canada, des personnes atteintes de maladies comme la dystrophie musculaire ou après un grave choc témoignent spontanément des progrès réalisés grâce à ces programmes d’exercices ludiques, utilisés dans le cadre hospitalier.

Dernier exemple en date, la console a fait son entrée dans les 89 maisons de retraite du groupe Medica. Après une expérimentation réussie dans sa résidence du Bourget (93), le groupe a décidé d'équiper l'ensemble de ses établissements. Les personnes âgées volontaires pratiquent au minimum une fois par semaine, en fonction de leur niveau de dépendance et de validité. L'utilisation de la console est toujours encadrée par le personnel des établissements. Medica insiste sur les bienfaits de cet exercice, tant au niveau social, que physique et moteur. Debout, ou en fauteuil roulant, chacun peut jouer en fonction de ses possibilités. Le jeu vidéo apporte du lien social entre les résidents et les générations, et il permet d'exercer la coordination gestuelle, la motricité de la main.

Un sénior en équilibre sur la Wii


Devoir de Mémoire

prix d’honneur :  6 000 €

lauréat : Office national des anciens combattants et victimes de guerre

Dans la catégorie « Devoir de Mémoire », le prix d’honneur de la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre a été décerné à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

La fondation délivre ce prix en tant que soutien financier participatif au concours scolaire Les petits artistes de la Mémoire, la Grande Guerre vue par les enfants.

L’Office national des anciens combattants et victimes de guerre s’attache à transmettre la mémoire de manière originale, notamment au travers de la promotion de concours dont Les petits artistes de la Mémoire, la Grande Guerre vue par les enfants.

Face à la disparition des Poilus, l’ONACVG invite les enfants des écoles primaires (CM1 et CM2) à s’approprier leur histoire et à la transmettre en devenant des « Petits artistes de la Mémoire ».

Aidés de leurs enseignants, les élèves choisissent un soldat de la Grande Guerre originaire de leur commune et partent à la recherche des traces et des témoignages qu’il a laissés dans sa famille et au cœur des archives municipales ou départementales.

   

De g. à d., Charles Deygas, responsable du comité "Devoir de Mémoire", Mme Rose-Marie Antoine, directrice générale de l'ONACVG et Bernard Legrand, trésorier de la fondation.


Après avoir mené une minutieuse enquête et en s’inspirant du « Carnet de poilu* » réalisé par le peintre Renefer pour raconter à sa fille sa vie quotidienne au front, les enfants confectionnent à leur tour un journal retraçant le parcours de « leur » Poilu.

Le « Carnet de Poilu » de Renefer est prêté par les services départementaux de l'ONACVG aux classes participantes.

Peintures, aquarelles, croquis, poèmes, textes courts… les travaux qui se distinguent par la qualité de leur contenu historique et artistique, l’originalité et l’émotion qu’ils dégagent sont distingués par le jury national lors d’une journée festive à Paris.



Devoir de Mémoire

prix d’encouragement :  3 000 €

lauréat : Collège Jean Monnet (Janzé - Ille-et-Vilaine)

Dans la catégorie « Devoir de Mémoire », le prix d’encouragement de la Fondation des Mutilés et Invalides de Guerre a été décerné au collège Jean Monnet de Janzé (35).

La fondation participe ainsi au co-financement d’un projet  de voyage pédagogique construit autour du Centenaire de la Première Guerre mondiale comprenant la visite du musée de la Grande Guerre de Meaux et des champs de bataille de la Marne.

Ce projet concerne deux classes de 3e (49 élèves) et implique des enseignants de différentes disciplines dont l’Histoire-Géographie, l’Éducation musicale et les Arts plastiques. Sa mise en œuvre s’inscrit dans la logique de l’enseignement de l’Histoire des Arts qui donnera lieu à un oral dans le cadre du diplôme national du Brevet 2014.

En aval de la visite au musée de la Grande Guerre de Meaux, les élèves, en binôme ou trinôme, auront à réaliser une production en lien avec ce qu’ils auront observé lors de la visite du musée. Lors de cette visite, les élèves devront avoir choisi deux objets (en lien avec la vie dans les tranchées) puis, dans le cadre de leur travail post-visite, replacer les objets choisis dans le contexte historique de la guerre : « ce que c’est ? », « pourquoi est-ce là ? », et enfin, réaliser une production littéraire (nouvelle, poésie, chanson, etc.) et artistique en lien avec la thématique de la guerre et autour des deux objets choisis. Cette production à caractère transdisciplinaire sera évaluée et pourra figurer parmi les 5 objets d’étude dans la liste que les élèves devront présenter lors de l’épreuve terminale d’Histoire des Arts en juin 2014. Le travail réalisé s’inscrit dans les problématiques choisies dans l’établissement scolaire.

En amont de ce voyage intégrant la découverte des champs de bataille, les élèves de 3e des classes concernées ont déjà appréhendé la Première Guerre mondiale à travers ses différents aspects. Dans le cadre du programme d’histoire, les élèves ont été amenés à travailler sur la notion de « violence de masse » par le biais de la guerre des tranchées et plus spécifiquement de la bataille de Verdun : la vie du poilu dans les tranchées a permis de mettre en exergue tout autant les conditions de vie que la réalité des combats.

Pour ce qui concerne le travail en Histoire des Arts, l’étude de plusieurs œuvres a permis ou va permettre aux élèves de voir comment la Première Guerre mondiale est traitée par les artistes qu’ils soient contemporains de l’événement, tel Otto Dix (Der Krieg) ou qu’ils s’en inspirent comme théâtre d’œuvres

   

De g. à d., Bernard Le Ferran, directeur de la Fondation, Jean Lebrun, principal du collège Jean Monnet et Christian Gal, administrateur membre du comité "Devoir de Mémoire".

filmiques contemporaines  : ainsi, dans le cadre de l’éducation musicale,l’ensemble des élèves de 3e a pu assister à la projection d’Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet. Pour travailler sur l’histoire locale de la Grande Guerre, les élèves devront également effectuer un travail de recherches à l’échelle de leur commune d’habitation sur les conséquences humaines de la Première Guerre mondiale par le biais de l’analyse du Monument aux Morts de leur commune.

En outre, le collège est également engagé dans la Grande Collecte qui s’inscrit dans le cadre des actions menées pour le Centenaire de la Première Guerre mondiale au niveau européen et dont l’objectif est de participer à la collecte de sources privées via le programme Europeana 14-18.


L'ensemble des photos prises au cours de cette remise de prix par Georges Boutillier
(SNAPP - 06 75 66 45 29 - 4 place du Gl Leclerc - 92250 La Garenne) sont accessibles sous forme de diaporama   ICI

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